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Villes nouvelles françaises 2001-2005

Villeneuve d’Ascq

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publié le 9 novembre 2011

  Présentation générale de la ville nouvelle de Villeneuve d’Ascq

  1. Fiche d’identité de la ville nouvelle de Villeneuve d’Ascq

  • Distance de la ville métropole la plus proche : 6 km de Lille, 215 km de Paris (1 h par TGV)
  • Distance de l’aéroport le plus proche : 5 km de Lille-Lesquin (10 mn par l’autoroute)
  • Liaisons ferroviaires : Metro VAL relie Villeneuve d’Ascq à Lille
  • Nombre de gares en ville nouvelle : gare d’ASCQ
  • Département : Nord (59)
  • Nombre de communes : 1 par fusion des 3 communes d’Ascq, Annapes et Flers
  • Superficie totale : 2 746 ha (longueur et largeur moyennes 8 et 4 km)
  • Superficie d’espaces verts : 180 ha ( dont le parc et la réserve du Héron)
  • Autorisations de construire : Industries (shon) : nc Bureaux (shon) : nc Logements (nombre) : nc (Total cumulé de 1975 à 1996 source d’après Siclone)
  • Evolution de la population
1968 1975 1982 1990 1999
26178 36769 59527 65320 65042

(d’après Insee-RGP 1999)

  • Evolution du nombre de logements
1968 1975 1982 1990 1999
6998 10655 19613 22569 23723

(d’après Insee-RGP 1999)

  • Evolution du nombre d’emplois
1968 1975 1982 1990 1999*
- - - - -

(d’après Insee-RGP 1999) ; * (estimation)


  2. La ville nouvelle aujourd’hui

Texte rédigé à partir d’une contribution de Pierre DHENIN
en février 2000

   2.1.Présentation

Localisée à 6 km de Lille, reliée au cœur de cette métropole par le métro léger (VAL, ligne 1 du métro lillois), la ville nouvelle de Villeneuve d’Ascq est née de la fusion de 3 communes : Ascq, Annapes et Flers. La mission d’étude de la ville nouvelle a été installée en avril 1968 et le décret de création de l’établissement public chargé de l’aménagement de la ville nouvelle de Lille-Est (E.P.A.L.E.) est intervenu en avril 1969.

Après une période de développement brève mais intense, Villeneuve d’Ascq fut, avec le Vaudreuil, l’une des deux villes nouvelles à sortir relativement tôt du dispositif spécifique aux villes nouvelles françaises : son retour au droit commun s’est opéré dès 1983. Elle n’en conservé pas moins une identité propre et des caractéristiques singulières.

   2.2. Démographie et position résidentielle

   2.2.1. Démographie : une commune qui digère une croissance fulgurante

La croissance de la ville nouvelle s’est concentrée sur quelques années.

· 1968-1982 : en près de 15 ans (de 1968 à 1982), Villeneuve d’Ascq a gagné 33 349 habitants. La population a été multipliée pendant cette période par 2,27.

· 1982-1999 : stabilisation et recul démographique comparable aux autres villes centres. Depuis 1982, l’ensemble des villes centres de l’agglomération lilloise (à part Lille pour la période récente) ont vu leur population diminuer du fait d’un solde migratoire négatif.

· aboutissement en 1999 : Villeneuve d’Ascq compte 65 042 d’habitants, ce qui en fait la 4ème commune de l’agglomération. Elle comptait 26 180 habitants en 1968.

   2.2.2. Une double fonction résidentielle

Le positionnement résidentiel de Villeneuve d’Ascq est peu homogène. Il se fait à l’échelle des quartiers qui se caractérisent par leurs spécificités : quartiers à vocation sociale (Poste, Résidence), quartiers de cadres supérieurs (Brigode), quartiers de classes moyennes (Prés).

En raison de son fort positionnement social de l’offre résidentielle, Villeneuve d’Ascq est une ville centre nouvelle qui loge beaucoup de ménages modestes : presque 1 ménage sur 2 est logé en HLM (47 %). La ville loge aussi de nombreux étudiants, car elle constitue un pôle universitaire important.

Mais, dans le même temps, c’est également une ville de cadres supérieurs. Quelques quartiers en accueillent une proportion élevée, tels la Brigode, la Cousinerie, ou le Triolo dans une moindre mesure. Il en résulte une image positive de la ville, souvent retenue par les non Villeneuvois (les parcs urbains de vocation métropolitaine sont proches des espaces les plus valorisés de la commune).

Finalement, Villeneuve d’Ascq est une ville de contraste, caractérisée à la fois par une forte offre de logements sociaux et par un parc pour cadres supérieurs. L’hétérogénéité interne se fait à l’échelle des quartiers : 86 % de logements HLM à Pont de Bois et 70 % de propriétaires à Brigode.

   2.3.Profil social et vie quotidienne des habitants

   2.3.1. Le profil social

A l’image du parc de logements, la population de Villeneuve d’Ascq est contrastée. Globalement, les revenus de sa population sont plus élevés que la moyenne métropolitaine. Mais la ville compte moins de ménages non imposés : 45,3 %, contre 50,3 % pour Lille Métropole. Le revenu moyen par ménage est de 95 706 francs/an, contre 87 112 francs pour Lille Métropole.

Ceci s’explique par une proportion de cadres dans la population de 52%, contre une moyenne métropolitaine de 42%. Cette proportion cache de grandes disparités selon les quartiers : 63% des cadres à Brigode, alors que les quartiers d’Annapes et du Breucq sont plutôt ouvriers.

La situation sociale de Villeneuve d’Ascq se marque par une moindre précarité :

· un peu moins de chômeurs (12,6% contre 15,2% pour Lille Métropole, en décembre 1998),

· un chômage de cadres (9,1% des chômeurs contre 4,9% pour Lille Métropole, en avril 1999) et de populations qualifiées (19,3% de bac+2 parmi les chômeurs contre 13,7% pour Lille Métropole, en avril 1999)

· mais des écarts économiques importants selon les quartiers : 8,7 % de chômeurs à Brigode, 20% à Annapes ;

· moins de Rmistes : 16 % contre 23 % pour Lille Métropole.

   2.3.2. La vie économique

La vie économique active de Villeneuve d’Ascq est fortement liée à la présence des zones d’activités et du centre commercial. C’est le troisième pôle d’emploi de l’arrondissement : avec 26 328 emplois salariés privés, Villeneuve d’Ascq se situe juste après Lille (73 199 emplois) et Roubaix (30 867 emplois). 44 % des emplois dans le secteur des commerces, des hôtels et restaurants 22 % dans le secteur des services aux entreprises.

Les pratiques commerciales se concentrent autour du centre commercial d’Auchan “ V2 ”, qui exerce un forte attractivité commerciale : avec son centre commercial, Villeneuve d’Ascq est une des grandes polarités commerciales de la métropole (2,23 milliards de chiffres d’affaires, soit 56 % du chiffre d’affaires réalisé dans Villeneuve d’Ascq). En dehors, il n’existe pas vraiment de centre-ville. Le seul autre pôle commercial est Cora Flers (821 millions), beaucoup plus restreint et qui concerne également Mons-en-Baroeul.

La présence forte de zones d’activité qui contribue beaucoup à la richesse économique de la ville. Le potentiel de taxe professionnelle par habitant y est un peu plus élevé que la moyenne de l’arrondissement de Lille (1 844 fr/hab en 1998 contre 1 703 fr/hab pour l’arrondissement). Certains quartiers se distinguent à cet égard :

· d’Ascq-Brigode (3 204 fr/hab) avec les zones d’activité des Moulins, de la Plaine, de la Haute Borne,

· puis de Près-Château (2 589 fr/hab),

· puis dans le quartier Pont de Bois - Hôtel de Ville (1 659 fr/hab) où se situe le centre commercial.

   2.3.3. Vie quotidienne et pratique

Les habitants de Villeneuve d’Ascq se caractérisent par une mobilité élevée : 3,8 déplacements par jour par personne (4 pour la moyenne arrondissement de Lille, mais 3,25 à Marseille et 3,63 à Lyon), et par des échanges importants avec Lille : tous les jours, 38% des villeneuvois restent travailler dans leur commune tandis que 22% partent travailler à Lille. La voiture tient une grande place : 62% des déplacements se font en voiture (60% pour la moyenne de l’arrondissement). Les ménages disposent en moyenne de 1,2 voiture (1,1 pour la moyenne de l’arrondissement).

Près de 17 000 enfants (16 981 exactement) sont scolarisés à Villeneuve d’Ascq, dont 78% dans le public et 22% dans le privé.

La délinquance frappe la ville-centre. Avec Lille et Roubaix, Villeneuve d’Ascq concentre l’essentiel des délits commis dans l’arrondissement. Cette délinquance est liée à l’attractivité commerciale et au bon niveau d’accessibilité. Les vols de voitures y sont relativement fréquents : les secteurs concernés sont les grands parkings du centre-ville (18,4 vols de voitures pour 1 000 habitants à Hôtel de Ville contre 8,96 pour l’arrondissement de Lille) et d’Auchan “ V2 ”, notamment le parking couvert (58,9 pour 1 000 habitants). Les vols avec violence se concentrent également autour du centre commercial (10,6 pour 1 000 habitants contre 2,3 pour l’arrondissement de Lille) et du parc urbain (10,5 pour 1 000 habitants).

   2.4.Conclusion

Villeneuve d’Ascq n’est plus une ville nouvelle, au plan administratif du terme, depuis 1983. Mais sur les plans socio-économiques et urbanistiques, est-elle encore une ville nouvelle ?

Quelque soit la réponse, plusieurs constats peuvent être faits :

· une croissance démographique qui est devenue semblable à celles des autres villes centres : la croissance de départ est terminée. Villeneuve d’Ascq enregistre le solde migratoire négatif le plus important des grandes villes de l’agglomération ;

· comme les autres communes, elle doit renouveler son parc HLM. Ce point est d’autant plus important que près de la moitié des ménages villeneuvois sont logés dans le parc d’HLM, et que ces logements sont très concentrés.

· Villeneuve d’Ascq n’est plus le pôle étudiant de l’agglomération : d’autres pôles se sont développés sur Lille principalement, mais aussi à Roubaix et Tourcoing.

Une des faiblesses de la ville est peut-être l’absence de véritable centre-ville. Mais ses atouts sont nombreux : un pôle vert, un fort niveau d’équipement, une attractivité importante, un pôle universitaire.

  3. Chronologie institutionnelle de Villeneuve d’Ascq

1966

3 octobre : réunion des ministres de l’Equipement, Edgar Pisani, de l’Education nationale, Christian Fouchet, et de la Jeunesse et des Sports, François Missoffe “pour examiner les problèmes posés par l’aménagement de la zone Est de la Métropole du Nord ” .

1967

6 février : décision de création de la Ville Nouvelle de Lille-Est prise en Comité Interministériel pour l’Aménagement du Territoire (C.I.A.T.). par Edgar Pisani, ministre de l’Equipement

22 mars : création de la Communauté urbaine de Lille (CUDL).

23 septembre : arrêté préfectoral ouvrant l’enquête préalable à la 1re déclaration d’utilité publique (D.U.P.) concernant 475 hectares et 269 maisons.

1968

3 avril : la D.U.P. est prononcée, mais l’aménageur, face à la mobilisation des habitants et des élus, a dû ramener de 269 à 92 le nombre de maisons expropriées.

30 juillet : suite au recours de la Fédération des expropriés, le tribunal administratif de Lille annule la D.U.P., mais pas l’ordonnance d’expropriation. Saisi par le ministère de l’Equipement, le Conseil d’Etat annule, par l’arrêt célèbre du 28 mai 1971, la décision du Tribunal administratif de Lille. Le Conseil d’Etat admet pourtant les faiblesses du dossier d’enquête et donne une nouvelle définition de l’utilité publique, en préconisant que le coût social d’une opération d’utilité publique et l’intérêt des expropriés soient pris en compte au même titre que le coût financier.

24 avril : création, par une lettre de François Ortoli, ministre de l’Equipement et du Logement, de la Mission d’Etudes de la Ville Nouvelle de Lille-Est, rattachée au Service régional de l’Equipement - Jean-Claude RALITE, ingénieur des Ponts et Chaussées, est nommé directeur de la Mission.

1969

11 avril : décret de création de l’établissement public chargé de l’aménagement de la ville nouvelle de Lille-Est (E.P.A.L.E.), premier des 9 décrets relatifs aux villes nouvelles françaises. Le périmètre d’intervention de l’E.P.A.L.E. concerne 13 communes : Annappes, Ascq, Flers, Hellemmes, Lezennes, Mons-en-Baroeul, Ronchin (en partie) , Lesquin, Forest-sur-Marque, Tressin, Anstaing, Sainghin-en-Mélantois (en partie) et Hem.

27 juin : séance d’installation du conseil d’administration de l’E.P.A.L.E. par le préfet Dumont – Arthur NOTEBART, vice-président de la CUDL, est élu président du conseil d’administration de l’E.P.A.L.E. dont le siège est provisoirement fixé au 19e étage de la Cité administrative de Lille

1er octobre : Jean-Claude RALITE, nommé directeur de l’E.P.A.L.E. (1969-1973)

15 décembre : la CUDL adopte le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (S.D.A.U.) de l’agglomération-.

1970

25 février : arrêté préfectoral décidant la fusion des 3 communes d’Annappes, Ascq et Flers. La nouvelle commune prend le nom de Villeneuve d’Ascq, en hommage aux 86 hommes d’Ascq massacrés par les nazis dans la nuit du 1er au 2 avril 1944. Le chiffre de la population est de 23 400 habitants tel qu’il résulte du recensement de 1968.

7 mars : Jean DESMARETS, maire de Flers, est élu maire de Villeneuve d’Ascq.

24 avril : la CUDL approuve le Schéma d’Aménagement et d’Urbanisme du Secteur Est de Lille (S.S.A.U.).

17 juin : création des Z.A.C. d’habitat de la Borne de l’Espoir et de Brigode et de la Z.A.C. d’activités Potron-Minet.

25 novembre : 2ème déclaration d’utilité publique concernant 1247 hectares.

1971

12 février : le conseil municipal de Villeneuve d’Ascq délègue à l’E.P.A.L.E. la maîtrise d’ouvrage des équipements publics communaux à réaliser dans la ville nouvelle.

2 mars : lancement de la première tranche de logements : 660 au Triolo et 120 à Saint-Sauveur, et création de la Z.A.C. d’habitat de la Croisure.

Mars : élections municipales : Jean DESMARETS est réélu maire de Villeneuve d’Ascq.

Arthur NOTEBART président de la Communauté Urbaine de Lille

1972

1er novembre : 20 ménages reçoivent les clés des premiers logements du Triolo.

17 novembre : le projet Josic/Cotraba est adopté à la suite du concours pour le quartier du Pont-de-Bois, opération lancée par le ministère de l’Equipement et non par l’E.P.A.L.E.

décembre 1972 - octobre 1973 : pas de réunion du conseil d’administration de l’E.P.A.L.E.

1973

juin : le conseil municipal fixe le site de la nouvelle mairie au futur Centre-Ville, contre l’avis du maire Jean DESMARETS, qui le souhaitait au centre géographique de la ville, près du lac Saint-Jean.

Septembre : départ de Jean-Claude RALITE, suite à la demande d’Arthur NOTEBART.

Septembre : ouverture de l’école Taine (Triolo), premier groupe scolaire de la ville nouvelle.

21 novembre : Michel COLOT, polytechnicien et ingénieur des Ponts et Chaussées, nouveau directeur de l’E.P.A.L.E. (1973-1980).

1974

Septembre : première rentrée à la faculté des lettres et sciences humaines, dans le quartier du Pont-de-Bois

Fin 1974 : début des travaux de construction des 1077 logements du Pont-de-Bois.

1975

Décembre : arrêté du ministère de l’Equipement créant la Z.A.C. de Villeneuve d’Ascq avec un programme de 5100 logements.

1976

22 février : élections municipales partielles : 12 élus de gauche entrent au conseil municipal de Villeneuve d’Ascq.

Inauguration du théâtre de la Rose des Vents

29 mai : inauguration du Stadium-Nord, complexe sportif métropolitain.

28 octobre : le conseil d’administration de l’E.P.A.L.E. adopte pour 1977 un programme partiel de 450 logements dans le quartier de l’Hôtel de Ville.

1977

mars : aux élections municipales, victoire de la liste d’Union de la Gauche, Gérard CAUDRON est élu maire de Villeneuve d’Ascq.

Juin : fin des livraisons des logements du Pont-de-Bois.

11 juillet : le conseil d’administration de l’E.P.A.L.E. confirme qu’aucune opération nouvelle ne sera lancée sans l’engagement financier de la Commune.

8 novembre : ouverture du Centre commercial V2, dans le quartier de l’Hôtel de Ville.

29 novembre : l’Etat accorde à la Commune des subventions d’équilibre pour assainir sa situation financière.

29 novembre : après un débat public, le conseil municipal de Villeneuve d’Ascq décide la poursuite de la ville nouvelle

27 décembre : le conseil municipal adopte le programme quadriennal 1978-1981.

1978

12 janvier : signature d’une convention tripartite entre l’Etat, la CUDL et la Commune de Villeneuve d’Ascq relative à l’aménagement de la ville pour les quatre années à venir (1978-1981), sur tout le territoire de la Commune. Les habitants participent à la réalisation des quartiers par l’élaboration de chartes d’aménagement concerté.

1979

30 mai : 5080 logements sont prévus dans les quartiers du Château, de Flers, de l’Hôtel de Ville, de la Cousinerie, des Prés et du Triangle d’Ascq.

14 décembre : réduction du périmètre de la Z.A.C. de Villeneuve d’Ascq par abandon du quartier du Héron.

1980

28 janvier : création de 3 Z.A.C. d’habitat : Valmy (Hôtel de Ville), le Triangle d’Ascq (Ascq), la Plaine (Marais). Gérard CAUDRON démissionne de son poste de représentant de la CUDL au conseil d’administration de l’E.P.A.L.E. pour protester contre l’absence de garanties de l’Etat sur les financements pour 1981 et de la CUDL sur un programme d’amélioration des quartiers anciens.

20 avril : départ de Michel COLOT, directeur de l’E.P.A.L.E.

16 juin : Yves BOUCLY, inspecteur de l’administration au ministère de l’Intérieur, nouveau directeur de l’E.P.A.L.E. (1980 – 1983).

27 juin : le conseil de la CUDL, rallié aux propositions du conseil municipal de Villeneuve d’Ascq, adopte un plan de finition de la ville nouvelle, en ramenant de 2325 à 750 le nombre de logements à engager en 1981. Les Z.A.C. du Triangle d’Ascq et de la Plaine sont abandonnées, les quartiers de l’Hôtel de Ville et des Prés sont fortement réduits. Les quartiers anciens sont pris en compte.

1981

Mise en chantier du quartier des Prés.
La Commune décide d’assumer l’entretien du Parc Urbain et de participer à l’aménagement de la colline des Marchenelles.

1982

14 mai : au conseil d’administration de l’E.P.A.L.E., l’achèvement de la ville nouvelle est décidé pour le 31 décembre, la CUDL rachètera le patrimoine de l’E.P.A.L.E.. Des solutions doivent être étudiées pour le reclassement du personnel de l’établissement public (93 agents en poste fin 1982).
7 juin : au bureau du conseil de la CUDL, le maire de Villeneuve d’Ascq, Gérard CAUDRON, veut garder la maîtrise du développement de sa ville et pose plusieurs conditions : aucune vente ne pourra avoir lieu sans l’accord de la commune, la commune aura toujours priorité de rachat et la volonté municipale primera toujours sur celle des propriétaires privés ou publics.

1983

Dans l’année : inauguration du Musée d’Art moderne.

Mars : élections municipales : Gérard CAUDRON est réélu maire de Villeneuve Ascq .

8 avril 1983 : Pierre MAUROY, premier ministre, confirme la dissolution de l’E.P.A.L.E. au 31 décembre 1983 et fixe certaines règles pour le reclassement du personnel.

25 avril 1983 : inauguration du premier tronçon (Cité scientifique–République) de la ligne 1 du métro.

4 novembre 1983 : dernière réunion du conseil d’administration de l’E.P.A.L.E.

27 décembre 1983 : décret du ministère de l’Urbanisme et du Logement portant dissolution de l’E.P.A.L.E. à compter du 1er janvier 1984

22 décembre 1983 : manifestation de clôture de l’activité de l’E.P.A.L.E.

27 décembre 1983 : arrêté ministériel mettant fin aux fonctions de directeur de l’E.P.A.L.E. exercées par Yves BOUCLY à compter du 1er janvier 1984.

27 décembre 1983 : par arrêté ministériel, Roland LESCUT, secrétaire général de l’E.P.A.L.E., ingénieur des travaux publics de l’Etat, est nommé liquidateur de l’E.P.A.L.E. à compter du 1er janvier 1984.

1984

Arrivée des derniers habitants “ Ville Nouvelle ”.

1985

31 décembre : fin de la mission de l’équipe de liquidation.

1986

Création de l’association Villeneuve d’Ascq Technopole (V.A.T.), sur l’initiative de la municipalité, avec l’Université des Sciences et Techniques de Lille, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille-Roubaix-Tourcoing, la Direction Régionale à la Recherche et à la Technologie, pour promouvoir les transferts de technologie et la création d’emplois dans les secteurs de pointe.

1989

mars : Gérard CAUDRON est réélu maire de Villeneuve d’Ascq.

juin 1989 : Gérard CAUDRON est élu député européen.

1990

La Communauté Urbaine de Lille lance 7 grands projets pour développer la Métropole dont le projet de la Haute-Borne, au sud de Villeneuve d’Ascq. Cette zone doit accueillir, sur 140 hectares, des entreprises de haute valeur scientifique, des services(restauration, hôtel) et environ 300 logements.

1991

Fin de l’installation du réseau câblé dans la ville.

Inauguration du Château de Flers restauré.

1993

Création du club des entreprises de Villeneuve d’Ascq, sur l’initiative de la municipalité, pour permettre aux entreprises de se connaître , se rencontrer et de développer

1995

juin 1995 : Gérard CAUDRON est réélu maire de Villeneuve d’Ascq et député européen.

17 novembre : la partie est du Parc du Héron obtient le label “Réserve naturelle volontaire ” : sur 73 hectares, elle abrite des centaines d’espèces animales et végétales dans ses différents milieux (eau, prairies, sous-bois).

1996

L’association Villeneuve d’Ascq Technopole devient Lille Métropole Technopole ; elle prend place dans un réseau régional et fédère les pôles technologiques de la Métropole.

Villeneuve d’Ascq est élue par le quotidien l’Equipe, Ville la plus sportive de France.

14 décembre 1996 : inauguration, dans le Centre-Ville, du Forum des Sciences – Centre-François-Mitterrand, centre de culture scientifique et technique. Ce centre, financé par l’Etat, la Région et la Ville, est notamment équipé d’un planétarium ultramoderne de 140 places et d’espaces d’exposition de 1200 m2. L’architecte du bâtiment est Jean-Claude Burdèse, l’architecte de la rampe d’accès Pierre Colboc, qui avait participé en 1991 au schéma général du projet d’aménagement du Centre-Ville, dont le Forum de Sciences est la seule réalisation à ce jour.

1997

juin : création de la Société Anonyme d’Economie Mixte pour l’aménagement du parc scientifique de la Haute-Borne, dont Gérard CAUDRON est élu président. Le site est candidat à l’implantation d’un synchrotron : projet S.O.L.E.I.L. : Source Optimisée de Lumière d’Energie Intermédiaire du Lure (Laboratoire d’Utilisation du Rayonnement Electromagnétique, à Orsay).

1999

11 janvier : la commission départementale d’équipement commercial donne un avis favorable à l’implantation d’un complexe de loisirs dans le quartier de l’Hôtel de Ville, comprenant notamment un cinéma multiplex de 1500 places – ouverture prévue au printemps 2000.

23 février 1999 : le Conseil municipal adopte le principe de la reprise sur 3 ans par la Ville des 18 écoles construites par l’E.P.A.L.E. et propriétés de la CUDL, en contrepartie du passage sur la ville de la ligne 2 du métro.

13 juin 1999 : Gérard Caudron réélu député européen.

18 août 1999 : mise en service des 16 nouvelles stations (dont 2 à Villeneuve d’Ascq) de la ligne 2 du métro VAL.

  4. Chronologie morphologique de Villeneuve d’Ascq

QUARTIER CREATION ACHEVEMENT
Saint-Sauveur 1971 1975
Triolo 1972 1982
Flers-Bourg 1973 1982
Cousinerie 1975 1986
Chateau 1975 1982
Pont-de-Bois 1975 1980
Hôtel de Ville 1977 1987
Pres 1983 1995