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Villes nouvelles françaises 2001-2005

Sénart - Contributions

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publié le 9 novembre 2011

  Contributions d’experts présentant la ville nouvelle de Sénart

Document préparé par l’Etablissement public d’aménagement de la ville nouvelle de Sénart (hiver 1999)

  1. La ville nouvelle de Sénart : Points forts

   1.1.Introduction

Créée en 1973, la ville nouvelle de Sénart regroupe sur 120 km² (l’équivalent de la superficie de Paris en incluant le bois de Boulogne) 10 communes réparties sur 2 départements :

· 8 communes en Seine-et-Marne : Cesson, Combs-La-Ville, Lieusaint, Moissy-Cramayel, Nandy, Réau, Savigny-Le-Temple et Vert-Saint-Denis,

· 2 communes en Essonne : Saint-Pierre-du-Perray et Tigery.

Opération d’intérêt national développée par l’Etat à 30 kilomètres au Sud-Est de Paris, son aménagement n’est pas comparable à celui des autres villes nouvelles franciliennes, en raison notamment des freins structurels auxquels l’établissement public d’aménagement a dû faire face au cours des deux premières décennies de développement :

· l’absence délibérée de réalisation d’un centre-ville pour l’agglomération,

· l’absence d’infrastructures de dessertes,

· l’absence d’implantation de pôle de décision[1].

   1.1.1. 1992- 1993. Changement d’appellation de la Ville Nouvelle

Les instances locales dirigeantes proposent le nom de SENART pour la ville nouvelle, en remplacement de Melun-Sénart.

· En 1994, le syndicat d’agglomération nouvelle (SAN) de la partie essonnienne de la Ville Nouvelle prend le nom de SAN de Sénart en Essonne.

· Dès 1984, le SAN de la partie Seine-et-Marnaise avait pris le nom de SAN de Sénart Ville Nouvelle.

· Le 23 avril 1997, l’établissement public d’aménagement change de nom : l’Epams devient officiellement l’EPA SENART.

Cette décision fut prise au vu des considérants suivants :

· la réflexion conjointe et solidaire engagée par les maires des dix communes de la Ville Nouvelle, les Présidents de SAN et l’EPA, sur la stratégie de communication et l’image de la Ville Nouvelle ;

· le périmètre d’intervention de l’EPA qui regroupe deux agglomérations nouvelles, l’une en Seine-et-Marne (8 communes) et l’autre en Essonne (2 communes) ;

· la Ville Nouvelle à la veille d’un nouveau développement et notamment de celui de son centre

· l’aspect fédérateur de la dénomination "SENART" pour la Ville Nouvelle.

   1.1.2. Logo de la Ville Nouvelle de Sénart

Pour accompagner le changement de nom, le 13 octobre 1993, les acteurs de la Ville Nouvelle lancent le nouveau logo de Sénart.

L’élément majeur en est une rosace jaune, élément décoratif et signe de bienvenue en architecture, sur fond bleu.

Ses dix branches correspondent aux dix communes. Les points jaunes situés entre chacune des branches, tous différents, évoquent les 10 communes dans le respect de leur identité propre.

Le cercle jaune qui entoure l’ensemble de ces éléments évoque l’harmonie et l’équité

   1.1.3. An 2000, aujourd’hui…

Trop souvent encore appelée Melun-Sénart en raison de l’appartenance de Melun à l’agglomération lors de la création de la ville nouvelle, Sénart a su transformer à son avantage ses "faiblesses" :

Sénart a su remettre en question des choix antérieurs et changer radicalement l’orientation de sa stratégie commerciale et d’aménagement pour combler progressivement le décalage enregistré.

Sénart a su rattraper un retard significatif en termes de dessertes et d’équipements.

Sénart affiche depuis 4 ans une croissance régulière et séduit habitants, entreprises et investisseurs.

Sénart se caractérise aujourd’hui par :

l’importance de ses espaces verts - 75% de son territoire, composés principalement des forêts domaniales de Sénart et de Rougeau, de nombreux jardins, de golfs, de plans d’eau et de quelques exploitations agricoles,

un paysage urbain marqué par une forte présence de maisons individuelles et de petits collectifs construits entre des voies arborées, des pistes cyclables et des canaux, reflétant les spécificités propres à chaque commune,

l’absence d’immeubles de grande hauteur,

le développement de parcs d’activités diversifiés, à dominante industrielle et/ou logistique,

un réseau moderne et très complet d’axes de circulation.

   1.2. Vivre à Sénart, c’est vivre la nature dans la ville

Ville-jardin, s’appuyant sur un patrimoine pastoral de très grande qualité – forêts domaniales de Sénart et de Rougeau, bassins et plans d’eau, parcs et jardins, étangs et rivières, golfs – Sénart offre un cadre de vie et de travail remarquable.

   1.2.1. Des caractéristiques propres

Sénart est la plus jeune et la moins urbanisée des cinq villes nouvelles d’Ile-de-France.

La structure urbaine de Sénart est multipolaire, prenant appui sur les noyaux des communes anciennes. Des quartiers nouveaux sont venus agrandir les centres. Ce parti présente des avantages pour la qualité des espaces :

· éviter le mitage de l’espaces rural ;

· donner une cohérence et une continuité à l’extension de l’urbanisation se faisant par greffes successives ;

· favoriser une urbanisation peu dense, réalisée essentiellement à partir de maisons individuelles groupées en majorité en accession à la propriété ou de petits collectifs organisés autour de vastes espaces libres. L’urbanisation groupée, la faible hauteur des bâtiments permettent de modérer les silhouettes et assurent une intégration dans le paysage sans rupture.

Ainsi, la ville nouvelle de Sénart garde sa multiplicité de quartiers, d’ambiances et choisit de préserver les communes comme entités propres au sein de l’agglomération.

Les espaces urbanisables du schéma directeur de Sénart sont localisés autour des communes, limités dans l’espace. Ils représentent environ 19% du territoire.

Les espaces ouverts et les secteurs forestiers sont essentiels dans le choix des habitants pour venir à Sénart.

Les équipements publics scolaires, sportifs et culturels qui accompagnent l’urbanisation de Sénart sont excellents.

   1.2.2. Soixante bassins à Sénart, des oasis de nature dans la ville qui contribuent à l’amélioration du cadre de vie

Ces étangs artificiels ont été créés pour recevoir les eaux de pluie et éviter ainsi tout risque d’inondation. L’enjeu est réel devant l’imperméabilisation des sols, résultat du développement des constructions.

Ces étangs jouent un rôle régulateur, puisqu’ils sont directement reliés aux rus. Des systèmes d’écluses hydrauliques enfouies sous terre permettent d’effectuer ce type d’opération. Tous les bassins sont équipés de dessableurs mais aussi de déshuileurs qui retiennent les métaux lourds, les poussières et les hydrocarbures.

Au fil des années, les habitants de la ville nouvelle se sont approprié les bassins de Sénart.

Outre leur fonction récréative, ces plans d’eau contribuent largement à l’image de Sénart, ville verte où l’eau est omniprésente.

Certains bassins ont été ouverts à la pêche. Le milieu environnant est si varié que la faune s’enrichit. Différentes espèces d’oiseaux viennent se nicher et les poissons peuvent évoluer dans des profondeurs variables et frayer ainsi en toute quiétude.

   1.2.3. Protéger l’environnement : 57 km de liaisons douces d’ici 2006

Sénart, depuis ses origines, garde un profond souci de maîtrise de la qualité de son environnement :

- A ce jour, une Charte d’environnement signée avec l’Etat définit toute une série d’actions visant à trouver un équilibre entre le développement de l’urbanisation et le respect de l’environnement.

- Un Schéma directeur des liaisons douces intercommunales s’est imposé.

A terme, les Sénartais pourront sillonner la Ville Nouvelle en passant d’une commune à l’autre.

Le Carré Sénart, véritable cœur de la ville nouvelle, sera aisément accessible.

Ce sont 57 km de liaisons cyclables mixtes bidirectionnelles, d’une largeur de 3 mètres qui vont être aménagés sur la période 2000/2006.

   1.2.4. Sénart et son patrimoine naturel, historique et industriel

L’urbanisation de Sénart s’est réalisée à partir du tissu de dix villages traditionnels briards de taille très modeste. L’extension de l’habitat s’est effectuée par greffe sur les bourgs anciens dans le respect du patrimoine existant.

Pour ne citer que quelques exemples :

Patrimoine naturel

· L’Allée royale : tracé rectiligne, elle permettait de relier rapidement les deux massifs forestiers de Sénart et de Rougeau lors des chasses du roi. Sa réhabilitation s’inscrit dans le projet d’urbanisme du futur centre de Sénart "le Carré Sénart" ;

· Vert-Saint-Denis/Pouilly-le-Fort : dans l’urbanisme ancien, l’eau publique, puits et lavoirs… ;

· Cesson/Saint-Leu : la réserve naturelle volontaire des vignes Follet, l’organisation hydraulique ancienne et moderne et le rôle du château ;

· Savigny-Le-Temple/Bourg de Noisement : les moulins, les ouvrages d’art, points et gués ;

Patrimoine Historique

· Cesson : maisons pittoresques, bâties en "ciment de tuiles" et ornées de carreaux ou de sculptures de la rue Geoffroy… ;

· Combs-La-Ville :le Site du Breuil, la vallée de l’Yerre, le château, l’église St Vincent… ;

· Lieusaint : Lieusaint était un lieu de grandes assemblées, de solennelles cérémonies religieuses que célébraient, dans la forêt de Sénart, les druides des peuples Meldes… La Borne milliaire a permis au XVIIIème siècle aux astronomes Delambre et Méchain de donner naissance au mètre. … ;

· Moissy-Cramayel : Son église du XIIème siècle, l’Obélisque haute de 25 mètres érigée en 1767… ;

· Nandy : L’église Saint-Léger, édifiée au cours du XIIIème siècle, dispose d’un nombre important d’objets d’art du XVème au XIXème siècle. Le château de Nandy fut érigé en 1660… ;

· Savigny-Le-Temple : L’histoire du Château de la Grange-La-Prévôté remonte au Moyen Age. Toutefois, le plan le plus ancien du domaine date de 1760… ;

· Tigery : le Cénacle, château sans changement depuis le XVIIIème siècle, dont les fondements, les caves voûtées et la base de la tour sont sans doute des vestiges d’un château-fort. Une promenade libre propose de découvrir le charme tranquille du bourg aux allées ombragées, les fermes briardes… ;

· Vert-Saint-Denis : la Maison d’Ecole, musée qui reconstitue fidèlement les classes du début du siècle… ;

Patrimoine industriel

· Réau : inauguré en 1989, le musée rassemble moteurs, vélos, motos… créés et fabriqués par la Snecma depuis 1905

· Saint-Pierre-du-Perray : l’entreprise Reosc, inaugurée en 1992, est un spécialiste mondialement réputé en optique de précision pour l’astronomie, le spatial, le laser et la défense. Son atelier de polissage de miroirs géants de 8 mètres est unique.

Le golf

Les décideurs de Sénart furent de tout temps des précurseurs en la matière.

Dans les premières années de la Ville nouvelle, le premier golf public "Golf de Villeray" à Saint-Pierre-du-Perray, fut construit. Bien avant son heure, Sénart démocratisait le golf.

Une quinzaine d’années plus tard, l’idée de "Golf-Affaires" prenait forme à Sénart. Ce nouvel art de vivre, mêlant intimement le golf à l’univers du travail, dépassait la notion d’usine à la campagne ou de bureaux dans un espace vert. Sénart a misé là aussi sur la qualité du cadre de vie. Mais avant tout, en créant le site prestigieux de "Green Parc", la Ville nouvelle espérait séduire les industriels.

L’arrivée de promoteurs privés dans le rôle d’aménageur constituait alors une option inhabituelle.

   1.3. Sénart, terre d’accueil des entreprises

La qualité du cadre de vie et de travail, la qualité des transports, un tissu économique en pleine expansion, une fiscalité raisonnable, un choix vaste et ouvert à toutes les entreprises, autant d’atouts pour s’implanter à Sénart. Terrains à bâtir, locaux prêts à construire, locaux existants, option gratuite sur les terrains avoisinants pour agrandir son entreprise, toutes ces possibilités existent à Sénart.

A ce jour, l’industrie concerne 38% des emplois à Sénart et doit conserver sa place dans la ville nouvelle. C’est un secteur relativement stable, porteur d’emplois directs et indirects.

Le développement de la logistique constitue une opportunité forte pour Sénart. En effet, en deux ans seulement, Sénart s’est imposé comme le pôle francilien le plus performant pour accueillir les activités logistiques des grandes entreprises et des transporteurs. Tablant sur l’essor sans précédent de ce secteur d’activité, Sénart a su convaincre les grands utilisateurs et les investisseurs. Les terrains aménagés ont été dotés d’embranchements fer pour faciliter le transport de marchandises et soulager les communes du trafic camion. Les Parcs d’activités conçus pour les grandes entreprises industrielles ou logistiques, accueillent aujourd’hui plus d’une trentaine de sociétés sur des terrains développant des superficies variant entre 1 à 40 ha.

Sénart dispose, en outre, de quelques pôles d’excellence qui ne demandent qu’à se développer dans les prochaines années, notamment dans les secteurs de l’agro-alimentaire, la chimie fine-parapharmacie-cosmétologie et l’optique.

Tout l’effort de Sénart, enfin, portera désormais sur le développement du tertiaire industriel, associant sur un même terrain activités tertiaires, recherche, production et distribution, et ce en attendant un développement tertiaire plus traditionnel que seul le Carré Sénart permettra.

  2. Perspectives d’avenir

   2.1. Le Centre

L’aménageur intègre dans l’élaboration de sa stratégie les expériences vécues par les autres villes nouvelles. Ainsi, l’EPA refuse toute politique d’urbanisation sur dalle et veille à éviter, en logement collectif, la réalisation de pôles uniquement dédiés à l’habitat social (en raison des risques de dérive sur le plan de la sécurité).

La politique d’urbanisation éclatée initialement développée reposait sur l’extension des bourgs existants et non sur la création d’une centralité propice à l’émergence de pôles dynamiques de croissance. Aujourd’hui, une stratégie long terme visant à un développement cohérent et équilibré de l’agglomération autour d’un centre-ville fédérateur est mise en place. Celle-ci intègre l’ensemble des paramètres nécessaires au quotidien des habitants et des entreprises, sans déroger au principe de densité.

L’agglomération entame donc la phase décisive de son développement : la création d’un centre-ville, trait d’union entre les 10 communes, visant non seulement à satisfaire des besoins exprimés par les habitants, mais aussi à renforcer l’attractivité de Sénart à l’échelon régional.

Au centre de l’agglomération et à l’intersection des axes de communication, le Carré Sénart sera un pôle destiné à accueillir environ 12 000 habitants et 10 000 emplois. C’est pourquoi, dans sa conception, une très grande attention a été accordée à une nouvelle approche de l’espace en général et au traitement des espaces publics en particulier pour créer un paysage urbain cohérent, permettant de gérer le temps et les évolutions du marché, puisque le Carré Sénart se réalisera sur 20 ans.

Le carré Sénart répond également à deux objectifs économiques :

· diversifier l’emploi et introduire notamment l’activité tertiaire ;

· diversifier le tissu économique.

   2.2. Le Carré Sénart

Autour d’un important ensemble commercial, qui permettra de générer 1 300 emplois, un centre-ville sera créé. Des programmes d’habitations individuelles et collectives seront réalisés en veillant à la mixité des réalisations (accession, location).

Enfin, le Carré Sénart abritera des activités tertiaires et sera doté de l’ensemble des équipements sociaux et administratifs nécessaires au bien-être des résidents, entreprises et particuliers.

D’après le schéma directeur, l’achèvement de Sénart est prévu vers 2015.

L’équilibre entre "Le Carré Sénart", futur centre-ville de Sénart, et les communes

Créer un centre-ville faisait partie des premières missions confiées aux aménageurs de villes nouvelles. Après de longues réflexions et de nombreuses polémiques, c’est 25 ans après sa création que l’agglomération de Sénart entame la réalisation de son centre-ville, étape décisive dans son processus d’aménagement. Conçu pour créer une réelle dynamique de croissance à la ville en assurant une très grande qualité de vie à ses habitants, le Carré Sénart est un projet d’urbanisme novateur s’articulant autour de liaisons douces, de l’eau et du végétal dans un cadre paysager en forme de damier.

L’existence du centre ne portera pas préjudice aux communes de la ville nouvelle. Commerces de proximité, habitat, … restent au voisinage des habitants. Ainsi, le Carré ne vient pas en concurrence mais en complémentarité des communes de Sénart.

L’opération est nécessaire aux populations actuelles en manque de ce type d’environnement, mais également à l’accueil des populations nouvelles attendues. Sa position autorise et justifie l’implantation d’activités tertiaires. Ce nouveau quartier se caractérisera par un niveau de services élevé : services publics de rang intercommunal, équipements publics ; sanitaires, administratifs, culturels, sportifs et de loisirs, services privés, commerces. Cet environnement n’existe actuellement dans aucune des communes.

Les équipements prévus concernent l’ensemble de la population de la Ville nouvelle, et accompagnent les programmes de logements sur la ZAC du Carré, au même niveau d’équipements que les autres quartiers de Sénart.

Le paysagement, l’Allée Royale

Ce nouveau quartier est atypique puisque, à la différence des autres urbanisations, il sera créé à partir d’un paysage. Il n’est pas fondé sur une commune ou un bourg qu’il viendrait renforcer.

Le plan du Carré Sénart prévoit que chaque logement bénéficie dans son environnement immédiat d’une des caractéristiques fortes de l’opération (canal, jardin, mail) afin d’apporter aux habitants une même qualité de vie quelle que soit leur catégorie socioprofessionnel.

Structuré autour d’allées plantées d’arbres de haute tige, traversé de canaux, ponctué de nombreux jardins, le Carré Sénart disposera d’un accès immédiat à l’Allée Royale :

Ce futur monument végétal reliera la forêt de Rougeau à la forêt de Sénart, route historique des chasses de Louis XV. Totalement réhabilitée, l’Allée Royale, d’une longueur de 5 kilomètres, viendra tangenter le Carré Sénart. Elle constituera une liaison douce vers le futur centre ville. La promenade d’une emprise de 50 mètres de large, permettra de redécouvrir les sites historiques de Sénart (fermes fortifiée, châteaux…).

Le parti architectural de l’espace commercial

Sur le plan architectural, les vastes entrées, les commerces en façade et les terrasses s’intégreront parfaitement dans le futur paysage urbain du nouveau centre-ville. Jean-Paul Viguier a conçu le centre commercial dans un carré de 365 mètres de côté (environ 13 ha de terrain), scindé par une diagonale réservée aux parkings. La définition architecturale a permis de faire disparaître le carré pour l’intégrer dans le dispositif urbain. Le projet est structuré par des axes linéaires adoucis par des formes courbes.

La préfiguration des tracés des rues et de la ville, associée à la porosité des parois du centre commercial, fait à la fois que celui-ci se prolongera dans la ville, et que la ville, ainsi que le canal prévu, se poursuivra en lui.

A l’intérieur du centre, l’utilisation de verre et de pierres claires permettra de bénéficier d’une lumière directe dans les principales allées du centre.

Les parkings, invisibles depuis le centre, seront reliés directement à l’autoroute.

Le Carré Sénart en quelques points et chiffres

· 12 000 habitants

· 4 000 logements

· 10 000 emplois

· 1.4 km de côté : périmètre planté de tilleuls

· un canal

· une pépinière

· 100 000 m² de commerces et de services dont un centre commercial régional et de loisirs d’une superficie de vente de 45 000 m² intégrant un complexe de cinéma multi-salle (16)

· 150 000 m² d’activité tertiaires

· 170 000 m² d’activités diversifiées

· 1 gare RER (liée au projet de la tangentielle Sud)

· 1 station de tramway (liaison Tram-Train Evry-Sénart)

· des équipements culturels, sportifs, administratifs et sociaux

· mise en valeur de sites historiques (les fermes de Varâtre et de Servigny)

   2.3. Sénart : Une place au cœur de l’Ile-de-France

   2.3.1. Sénart dans le Schéma Directeur de la Région d’Ile-de-France (SDRIF)

La Ville Nouvelle devra accueillir d’ici 2015 :

· 60 000 nouveaux habitants,

· 20 000 logements,

· 46 000 emplois nouveaux.

Sa vocation de pôle régional, administratif, tertiaire, commercial et universitaire a été réaffirmée dans le cadre de la révision du SDRIF approuvé en 1994.

Le SDRIF indique les perspectives suivantes :

- En matière d’organisation urbaine, "Sénart offre de vastes capacités d’accueil dans son périmètre. La ville amorce une phase décisive de son développement naissant en entamant la réalisation de son centre".

- En matière de développement des transports collectifs et individuels :

- l’élargissement de la Francilienne,

- la création de la voie C5 au sud de la ville nouvelle,

- la déviation de Villeneuve-Saint-Georges,

- une gare TGV et le développement de la vocation d’affaire de l’aérodrome de Melun-Villaroche.

- En matière de développement économique, les critères correspondent aux fortes potentialités de la ville nouvelle : "vastes espaces peu ou prou urbanisés, charges foncières faibles, zones industrielles déjà partiellement équipées et disponibles".

- En matière de valorisation du patrimoine naturel, Sénart se situe dans la "couronne jaune et verte", en grande couronne, site à préserver et valoriser. Conformément aux principes généraux du SDRIF Sénart représente une expérience originale de ville profondément intégrée dans son site.

   2.3.2. Des partenaires politiques et financiers engagés : un cadre réglementaire et contractuel

De nombreux acteurs interviennent dans la réalisation de Sénart. Ces partenaires qui président à son développement s’inscrivent dans le cadre de documents réglementaires ou contractuels qui fixent les grands objectifs de la Ville Nouvelles à tous les niveaux de décisions.

Ces documents sont au nombre de 5 :

· Le Schéma Directeur de la Région d’Ile-de-France

Dans le cadre des orientations fixées par le SDRIF, le Schéma Directeur de Sénart planifie le développement et l’aménagement de la Ville Nouvelle. L’actuel Schéma Directeur est en cours de révision afin d’être mis en compatibilité avec le SDRIF et devra être approuvé en fin d’année 1999.

· Le Contrat de Plan Etat-Région – période 2000/2006

Le XIIème Contrat de Plan est en cours de préparation. Il se déclinera, à Sénart, dans un Contrat d’Agglomération. Ce dernier servira de cadre au Contrat de Ville, au Contrat Local de Sécurité en cours d’élaboration et à un Agenda 21 ou Charte d’Environnement.

Le Contrat de Plan renvoie également, dans un deuxième temps, à des négociations contractuelles passées entre l’Etat et les SAN à travers la Convention pluriannuelle de Développement et entre la Région et les SAN dans le cadre du Contrat d’Aménagement.

· La Convention pluriannuelle de Développement – 2000/2003 puis 2004/2006.

La prochaine convention entre l’Etat et les SAN devrait être signée en fin d’année 1999. Elle fixe les objectifs en matière d’emplois, de logements et d’équipements.

· Le Contrat d’Aménagement passé entre la Région, les SAN et auquel l’EPA est associé

Le Contrat d’Aménagement prévoit des aides financières de la Région aux opérations d’infrastructures et d’équipements à hauteur de 45 %. Ces aides se substituent au différé. Un prochain contrat, passé pour la période 2000/2004, couvrira la première phase du XIIème Plan.

· Le Contrat d’Aménagement et de développement urbain concerté (Caducé)

Le Caducé porte sur la période 1998/2002 et définit un programme de développement et une liste d’actions subventionnées par le Conseil Général de Seine-et-Marne.

   2.3.3. Sénart se positionne

Sénart a besoin, sur les six ou sept ans à venir, du soutien financier de l’Etat pour apurer définitivement les charges du passé tout en mobilisant les moyens pour construire l’avenir. Cette aide passe par :

· le maintien du moyen d’équilibre aux SAN jusqu’aux alentours des années 2007/2008.

· le réaménagement du remboursement des différés Etat et Région dans le cadre du contrat de Plan Etat-Région sur la période 2000/2006.

· la compensation de la disparition de la D.G.E. qui prend effet dès 1999 et prive les SAN d’importantes subventions pour financer les équipements.

· l’accompagnement du financement du réseau "Sénart bus" dont le développement est généré par les nouvelles urbanisations.

Consultés sur l’élaboration du XIIème Contrat de Plan, les élus de Sénart ont exprimé leur engagement aux côtés de l’Etat et de la Région pour atteindre les objectifs décrits dans le document préparatoire et ont rappelé le rôle de pôle régional que Sénart doit jouer dans le rééquilibrage socio-économique vers l’est de la région parisienne.

Ils ont également demandé l’inscription au XIIème plan :

· de mesures financières garantissant à Sénart les moyens financiers de son expansion,

· de la programmation des crédits de desserte en transport en commun du Carré Sénart, liaison tram-train Evry-Sénart,

· du développement de l’université et des équipements du second degré,

· de l’aménagement du Carré Sénart avec la réalisation de ses premiers équipements structurants,

· d’actions de développement social s’appuyant sur une politique de prévention de l’insécurité et de la ségrégation sociale et urbaine dans le cadre d’un contrat de ville,

· assurer le développement de la recherche et universitaire de Sénart.

[1] Les préfectures sont à Melun et Evry