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Villes nouvelles françaises 2001-2005

Rives de l’Etang de Berre

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publié le 3 août 2012

  Présentation générale de la ville nouvelle des Rives de l’Etang de Berre

  1. Fiche d’identité de la ville nouvelle des Rives de l’Etang de Berre

  • Distance de la ville métropole la plus proche : A l’Est, la ville nouvelle se situe à 20 km de Marseille. A l’Ouest, la ville nouvelle se situe à 40 km de Marseille
  • Liaisons AERIENNES : Aéroport Marseille-Provence, situé à 5 km, à l’est de la ville nouvelle, à 40 km, à l’ouest
  • Liaisons ferroviaires : SNCF, TGV
  • Nombre de gares en ville nouvelle : 1 gare TGV ; gare de l’Arbois (en cours de réalisation) ; 2 gares SNCF
  • Liaisons routières : A 7, A 55, A 56
  • Nombre de communes : 3 + 1 commune associée (Fos, Istres, Miramas + Vitrolles)
  • Département : Bouches du Rhône (13)
  • Superficie totale : 27 000 ha
  • Superficie d’espaces verts : 1 500 ha
  • Autorisations de construire : Industries (shon) : 516.000 m² Bureaux (shon) : 214.000 m² Logements (nombre) : 15.900 (Total cumulé de 1980 à 1996 source d’après Siclone)
  • Nombre d’entreprises au 01/12/99 : 660
  • Evolution de la population
1968 1975 1982 1990 1999
31867 53836 80731 103767 112225

(d’après Insee-RGP 1999)

  • Evolution du nombre de logements
1968 1975 1982 1990 1999
11418 18679 28151 37361 42875

(d’après Insee-RGP 1999)

  • Evolution du nombre d’emplois
1968 1975 1982 1990 1999*
11777 38065 42741 48513 46429

(d’après Insee-RGP 1999) ; * (estimation EPIDA)


  2. La ville nouvelle aujourd’hui

   2.1. Présentation

La ville nouvelle est née en 1973. Le développement urbain des rives de l’étang de Berre résulte d’une double approche :

1- L’Etat envisage au cours du VIème Plan la restructuration de la sidérurgie française et cautionne l’orientation économique qui implique :

· la fermeture des usines de Lorraine

· l’ouverture de nouvelles unités en bord de mer.

Choisir en 1965 d’implanter la nouvelle unité sur le site de Fos, dans un vaste secteur d’espaces naturels et agricoles, faiblement urbanisé, nécessitait de créer les équipements et les infrastructures indispensables pour aménager la zone industrialo-portuaire (concession de maîtrise d’ouvrage au Port Autonome de Marseille), la rendre accessible, en créer les dessertes mais aussi y accueillir les populations et les services nécessaires.

2- A l’échelle de l’Aire Métropolitaine Marseillaise, le schéma AMM, entériné par le comité interministériel d’aménagement du territoire de décembre 1969, positionne comme stratégique la cuvette Est de l’étang de Berre.

Elle devait accueillir des activités soit nouvelles, soit provenant du desserrement de Marseille, avec pour atouts :

· la confluence des axes Fos-Marseille et Marseille-Aix,

· la présence de l’aéroport.

La ville nouvelle réunit aujourd’hui trois communes et une commune associée sur une surface totale d’environ 27 000 hectares. Elle abrite environ 112 000 habitants, dont 37 000 à Vitrolles. Les emplois sont près de 50 000 dont 20 000 à Vitrolles.

La réussite économique de la ville nouvelle est liée à la décision antérieure de créer la zone industrielle et portuaire de Fos et à une position géographique avantageuse, entre cette zone de Fos-sur-mer et l’aéroport de Marseille-Marignane. Ce territoire possède d’autres arguments comme la disponibilité foncière, la densité des activités de recherche et de formation dans le département et la région, la qualité de vie créée par un site dont une partie a conservé ses caractéristiques naturelles ou urbaines remarquables. Le taux d’emploi de la population active, évalué à 0,9 en 1998, est très satisfaisant et supérieur à la moyenne des villes nouvelles.

Le site de l’Etang de Berre au sens large regroupe à lui seul presque autant d’activité industrielle qu’Aix-en-Provence et Marseille réunies (48% contre 52%). Les principales activités représentées actuellement sont la logistique, qui consomme 30 hectares nouveaux par an, l’aéronautique, la chimie, les raffineries, la métallurgie. Les principales réalisations récentes de l’établissement public d’aménagement sont liées à la logistique (étude préalable du Distriport à Fos et plate forme logistique Clésud à Grans et Miramas).

Par contre, la ville nouvelle (hors Vitrolles) ne constitue pas une véritable agglomération, mais plutôt la juxtaposition de trois petites villes, de 14 à 39 000 habitants, très différentes sur le plan urbain et sans centralité majeure. Les fonctions urbaines centrales sont situées de fait à Aix-en-Provence et à Marseille auxquelles les villes de l’ouest de l’étang ne sont pas rattachées par une continuité urbaine.

   2.2. L’organisation actuelle

La ville nouvelle s’insère dans une aire métropolitaine marseillaise qui n’existe pas institutionnellement. Il existait à l’origine un schéma d’aménagement global émanant de l’OREAM en 1969 dans lequel s’inscrivait le périmètre originel de l’Etang de Berre. Ce périmètre d’étude comprenait 33 communes qui se sont réduites à 12. Compte tenu du contexte politique de 1973, seules quatre communes ( Fos-sur-mer, Istres et Miramas qui sont groupées à l’Ouest en syndicat d’agglomération nouvelle, le SAN, et Vitrolles isolée à l’Est en tant que simple commune associée) ont adhéré à la ville nouvelle.

La réussite économique de la ville nouvelle est patente et on peut penser que la présence d’une équipe de haut niveau pour en animer le développement, notamment en matière de prestations intellectuelles, n’y est pas étrangère. Mais la puissance du développement économique n’a pas eu pour contrepartie la création d’une véritable agglomération, au sens politique et au sens urbain du terme, elle ne s’est pas traduite par un positionnement clair vis à vis de l’aire métropolitaine marseillaise (et aixoise).

   2.3. Les enjeux pour l’avenir

On commencera, avant d’évoquer les enjeux de type opérationnel, par envisager ceux-ci en termes de planification stratégique.

   2.3.1. La recherche d’une intercommunalité élargie

Le syndicat d’agglomération nouvelle, éventuellement étendu à d’autres collectivités locales souhaitant se joindre à lui, est demandeur d’un outil planificateur, concepteur et opérationnel pour assurer la poursuite de son développement. Cette demande apparaît justifiée sur le principe, mais le territoire du SAN, même élargi, offre difficilement une activité suffisante pour rentabiliser une structure de ce niveau.

Au sein du département des Bouches-du-Rhône, la discontinuité entre l’agglomération de Marseille, d’une part, et le moteur du développement économique que constitue la ville nouvelle, d’autre part, est en train de concourir à la réalisation d’un zonage de fait : en caricaturant, on trouverait d’un côté une métropole à faible niveau d’emploi, en tous cas pas à la hauteur de son rôle urbain, de l’autre des emplois sans les fonctions centrales à l’échelle d’un espace urbanisé de cette importance. Un tel modèle peut vivre, mais il est porteur de risques car il fragilise la restructuration urbaine de Marseille sur le plan économique et de l’emploi, il limite les ambitions urbaines des communes riveraines de l’étang, il multiplie les déplacements domicile travail et les déplacements de toutes natures sans que les infrastructures nécessaires satisfassent ces besoins.

   2.3.2. La continuation du développement économique

La rive Ouest de l’étang apparaît particulièrement bien placée pour accueillir de nouvelles implantations industrielles ainsi que pour abriter une part conséquente des activités de logistique en liaison avec le port de Fos, la desserte ferroviaire et la voirie autoroutière de qualité. La proximité en temps de l’aéroport renforce encore cette perspective d’un essor favorisé par la montée en charge des plates-formes multimodales. La plate forme logistique Grans/Miramas constitue un enjeu fort de développement économique de la ville nouvelle.

2.3.3. La structuration progressive d’un tissu urbain central

Dans la partie Ouest qui constitue le cœur de la ville nouvelle, il reste beaucoup à faire pour constituer une urbanité d’agglomération. La recherche d’une centralité secondaire à l’échelle de l’aire métropolitaine dominée par Marseille et Aix-en-Provence passe par l’aménagement d’espaces plus denses, plus riches en services et aussi, plus largement, par un meilleur équilibre entre habitat social et promotion privée.

   2.3.4. La protection de l’environnement

Un des dossiers essentiels du territoire est celui de la qualité écologique de l’étang. La conciliation des activités énergétiques et industrielles qui affectent les eaux, les modifications du système de canaux de remplissage et d’évacuation au cours du temps, nécessitent d’opérer des choix techniques et stratégiques pour que l’étang retrouve une vie aquacole et piscicole. Un groupement d’intérêt public est en cours de constitution pour assurer la maîtrise d’ouvrage des opérations.

Comme on peut le constater, les enjeux se situent pour la plupart à un niveau territorial dépassant largement l’échelle de la ville nouvelle. Ceci conditionnera les négociations à venir entre l’Etat et ses partenaires collectivités territoriales ainsi que la configuration des futurs outils d’aménagement et de développement.

  3. Chronologie institutionnelle de la ville nouvelle des rives de l’Etang de Berre

1969
Le comité interministériel pour l’aménagement du territoire (C.I.A.T) approuve le Schéma directeur de l’Aire Métropolitaine fait par l’O.R.E.A.M.

1970
Création de la M.A.E.B. Mission d’Aménagement et d’Etudes de l’étang de berre

1972
Arrêté ministériel approuvant la création du syndicat communautaire d’aménagement (S.C.A.) sur Istres, Miramas et Fos-sur-Mer

1973
· Création de la M.I.A.F.E.B. (Mission Interministérielle pour l’Aménagement de la région FOS-ETANG DE BERRE)
· Création de l’E.P.A.R.E.B. (Etablissement Public d’Aménagement des Rives de l’Etang de Berre) intervenant sur le périmètre du S.C.A. (Fos, Istres, Miramas) et sur Vitrolles “ commune associée, bénéficiant du statut ville nouvelle

1975
Lancement par l’EPAREB des Zones d’Aménagement Concerté du Griffon et de Croze à Vitrolles (1.500 logements), des Salles, des Quatre-Vents et des Craux à Istres (2.000 logements), de la Carraire à Miramas (700 logements)

1977
M.I.A.F.E.B. devient la M.I.D.A.M. (Mission Interministérielle d’Aménagement) avec un périmètre d’intervention étendu au département.

1981
Lancement par l’E.P.A.R.E.B. des Zones d’Aménagement Concerté de la Frescoule et du Liourat à Vitrolles (1500 logements), de la Romaniquette à Istres (700 logements)

1982
Création de l’Arrondissement d’Istres, édification de la Sous Préfecture

1984
Le syndicat communautaire d’aménagement (S.C.A.) devient le syndicat d’agglomération nouvelle du nord ouest de l’étang de berre : (S.A.N)

1988
Création d’un syndicat intercommunal pour la sauvegarde de l’étang de Berre entre dix communes riveraines (SISEB)

1993
Le Ministre de l’environnement annonce le lancement d’un plan de reconquête de l’étang de berre. Une mission est mise en place ainsi qu’une structure permanente de concertation et de suivi scientifique.

1997
Signature de l’arrêté préfectoral de création de la ZAC de la plate forme logistique Grans/Miramas

1998
Signature de l’arrêté préfectoral approuvant le plan et le règlement d’aménagement de la ZAC de la plate forme logistique Grans/Miramas

  4. Chronologie morphologique de la ville nouvelle des rives de l’Etang de Berre

RIVES DE L’ÉTANG DE BERRE

Evolution des quartiers (format pdf - 22.5 ko - 09/09/2011)