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Villes nouvelles françaises 2001-2005

Marne-la-Vallée

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publié le 9 novembre 2011

  Présentation générale de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée

  1. Fiche d’identité de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée

  • Distance de la ville métropole la plus proche : 13 km à l’est de Paris
  • Distance de l’aéroport le plus proche : 15 min de Roissy-Charles de Gaulle par la Francilienne, 20 min d’Orly par l’A 86
  • Liaisons ferroviaires : RER ligne A / SNCF Gare de l’Est Gare d’interconnexion TGV à Chessy
  • Nombre de gares en ville nouvelle : 10 stations de la ligne A du RER jusqu’à Eurodisneyland
  • Liaisons routières : Autoroute A 4 et la Francilienne A 104
  • Nombre de communes : 26 (Bry-sur-marne, Villiers-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Champs-sur-Marne, Emerainville, Croissy Beaubourg, Lognes, Noisiel, Torcy, St-Thibaault des Vignes, Gouvernes, Bussy-st-Martin, Collégien, Ferrières-en-Brie, Bussy-st-Georges, Guermantes, Conches, Lagny-sur-Marne, Montevrain, Chanteloup-en-Brie, Jossigny, Serris, Bailly-Romainvilliers, Magny-le-Hongre, Coupvray, Chessy)
  • Départements : Seine-et-Marne (77), Seine-Saint-Denis (93), Val de Marne (94)
  • Superficie totale : 15 285 ha (longueur et largeur moyennes 22 et 6,5 km)
  • Superficie d’espaces verts : 4 000 ha (dont bois et forêts)
  • Autorisations de construire Industries (shon) : 1.869.150 m² Bureaux (shon) : 1.388.540 m² Logements (nombre) : 54.050 (Total cumulé de 1975 à 1996 source d’après Siclone)
  • Nombre d’entreprises au 01/01/99 : 6 900 établissements en service ( secteurs publics et privés) (source epamarne)
  • Evolution de la population
1968 1975 1982 1990 1999
86353 103120 152649 210835 246607

(d’après Insee-RGP 1999)

  • Evolution du nombre de logements
1968 1975 1982 1990 1999
30080 38450 55725 74899 95208

(d’après Insee-RGP 1999)

  • Evolution du nombre d’emplois
1968 1975 1982 1990 1999*
20000 27730 42404 78039 104580

(d’après Insee-RGP 1999) ;* (estimation EPID


  2. La ville nouvelle aujourd’hui

   2.1. Présentation

La ville nouvelle de Marne-la-Vallée a bientôt 30 ans. L’établissement public d’origine (EPAMARNE) a été créé le 17 août 1972. Couvrant maintenant 15 000 hectares répartis sur 26 communes et 3 départements, la ville nouvelle accueille 247 000 habitants (au recensement de 1999) pour 86 000 au moment de sa création. Durant ces trois décennies, le parc de logements est passé de 30 000 à 95 000 unités. Ce parc comprend 54% de logements collectifs contre 44% d’individuels et 57% d’accession contre 43% de locatif (dont 26% de locations HLM). Les tendances récentes indiquent un ralentissement de la croissance de la population, même si Marne-la-Vallée est la ville nouvelle qui se développe le plus avec un solde migratoire qui reste positif.

Cette vision globale appelle des nuances. En effet, la ville nouvelle est conçue de manière linéaire sur une vingtaine de kilomètres d’ouest en est, entre la rive sud de la Marne et l’autoroute A4, depuis un secteur de banlieue ancienne proche de Paris (Noisy-le-Grand) jusqu’aux espaces ruraux qui accueillent aujourd’hui le parc d’attraction de Disneyland. Cette multi-polarisation organisée en chapelet le long des stations de la ligne du RER A, se caractérise par des situations contrastées entre les secteurs 1 (Noisy) et 2 (Val-Maubuée), qui sont à l’origine du développement et connaissent un net ralentissement, et les secteurs 3 (Bussy-Saint-Georges) et 4 (Disney-Val d’Europe) qui sont en forte croissance. Ainsi, les communes importantes des secteurs d’urbanisation ancienne ont un solde migratoire négatif et un parc croissant de logements vacants.

En matière d’emploi, la réussite est appréciable puisque la ville nouvelle offre plus de 100 000 emplois répartis entre près de 7 000 entreprises. Ce tissu économique ne permet toutefois d’atteindre qu’un taux d’emploi de 0,85. Les 43 parcs d’activités et les centres tertiaires issus de l’aménagement de la ville nouvelle participent pour 60% à ce développement, le reste émanant de la période antérieure à la ville nouvelle et de l’armature urbaine hors périmètre ville nouvelle. Quelques grandes entreprises témoignent par leurs implantations de l’attrait des sites créés : grandes banques et assurances (BNP, Crédit Lyonnais, Groupama,…), agro-alimentaire (Nestlé, Findus, Carrefour,…), BTP (Quillery), audiovisuel (Sony, Philips, Kodak,…), hôtellerie (Novotel, Holiday Inn, Mercure,…), sans oublier la présence de Disney qui propose à elle seule environ 10 000 emplois. A ces grands établissements privés, s’ajoutent un tissu vivant de PME, ainsi qu’un grand nombre de centres de formation et de recherche notamment dans la zone scientifique de la Cité Descartes (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Ecole d’architecture, Institut Français d’Urbanisme, Université nouvelle,…). Toutes ces activités occupent 500 hectares de terrains et 1 200 000 m² de bureaux.

Cette réussite résulte notamment de la bonne desserte de la ville nouvelle tant par la route (autoroute A4, Francilienne vers l’aéroport de Roissy) que par les transports collectifs (ligne A du RER avec 9 stations situées entre 20 et 50 minutes du centre de Paris, gare TGV de Chessy).

En résumé, la ville nouvelle offre un paysage diversifié, partagé entre des espaces dont l’urbanisation est quasi-achevée ( et où se posent désormais des problèmes de solidarité et de renouvellement urbains) et des espaces en plein développement dont les réserves foncières sont considérables.

   2.2. L’organisation actuelle

La ville nouvelle est en fait composée de plusieurs espaces urbains très différents. Elle ne constitue pas un bassin d’emploi et d’habitat identifiable, à la fois en raison de son hétérogénéité propre et de l’immersion de certains de ses secteurs dans une urbanisation plus classique de banlieue parisienne (particulièrement le secteur 1). Cette réalité n’est pas sans reflet dans l’organisation du système institutionnel.

Du côté des collectivités locales, au nombre total de 26 communes, les situations sont variées d’un secteur à l’autre. Dans le secteur 1 dit “ Porte de Paris ”, les trois communes concernées sont associées à la ville nouvelle pour deux d’entre elles (Noisy-le-Grand, Villiers-sur-Marne). Le secteur 2 répond mieux au visage habituel des villes nouvelles avec 6 communes regroupées dans un Syndicat d’Agglomération Nouvelle, le SAN du Val-Maubuée. A l’inverse, le secteur 3 dit du Val de Bussy est peu organisé et une seule des 12 communes concernées, Bussy-Saint-Georges, est constituée en “ agglomération nouvelle ”, tandis qu’une seconde, Montévrain, est simplement associée. Enfin le secteur 4 ou “ Val d’Europe ” intéresse 5 communes qui se sont fédérées dans le SAN des Portes de la Brie.

L’Etat, quant à lui, a créé deux établissements publics d’aménagement. Le premier, EPAMARNE, intervient sur un périmètre de 12 000 hectares, couvrant les 21 communes des trois premiers secteurs. Institué en 1972, il avait pour mission originelle de concevoir l’aménagement de l’ensemble de cette ville nouvelle, d’en programmer les équipements et d’en réaliser les zones opérationnelles (maîtrise foncière, viabilisation et cession de terrains ou de droits de construire). Son chiffre d’affaires annuel est de l’ordre de 250 millions de FF. Le second, EPAFRANCE, intervient sur les 3 200 hectares du secteur 4. Il a été créé en 1987 pour répondre à la situation particulière née du projet de la société Eurodisney (parcs d’attraction, hôtellerie, mais aussi centre commercial, bureaux, logements du Val d’Europe), qui constituait un partenaire exceptionnel pour l’aménageur public. Il a réalisé en 1999 un chiffre d’affaires de 120 millions de FF. Les deux établissements publics ont en commun personnel et logistique, et se différencient sur les plans juridique et comptable. Au total, ces deux opérateurs ont commercialisé 2 600 logements, plus de 20 000 m² de bureaux et environ 25 hectares de terrains pour activités en 1999.

   2.3. Les enjeux pour l’avenir

La ville nouvelle reste globalement en forte croissance. Ses capacités d’accueil sont grandes : 1,5 millions de m² de bureaux, 700 hectares de zones d’activités, etc. L’essentiel se situe évidemment dans les secteurs 3 et 4. Mais dans le même temps, la dégradation de la situation dans certains quartiers pionniers du secteur 1 obligent les collectivités et l’aménageur à intervenir pour faire de la requalification urbaine.

   2.3.1. Le développement du Val d’Europe

Après une première phase principalement consacrée à la création du premier parc à thème d’Europe (Disneyland Paris) et une deuxième phase en cours comportant le lancement du centre urbain du Val d’Europe et un deuxième parc à thème, la société Eurodisney a saisi les pouvoirs publics d’une proposition de troisième phase à développer sur la période 2002/2008.

Le programme devra respecter quelques grands principes : maintien de l’équilibre des développements touristiques et urbains, mixité sociale dans les programmes de logements, présence d’équipements publics structurants en matière éducative et culturelle (deuxième pôle de l’Université de Marne-la-Vallée notamment).

Il s’agit donc de tirer parti de la dynamique internationale de ce secteur en confortant Paris dans son rôle de capitale mondiale du tourisme, tout en poursuivant une dynamique urbaine équilibrée entre habitat, activités et équipements de grande échelle.

   2.3.2. L’affirmation de l’identité du Val de Bussy

Bussy-Saint-Georges va passer de 8 000 à 25 000 habitants. Cette croissance exponentielle nécessite d’être compensée par des éléments d’identité contrastant avec la minéralisation qui en découle : parc urbain, traitement paysager, extension du golf. Ces trois projets marquants, ainsi qu’une amélioration de la desserte routière locale, sont les contreparties à offrir pour rendre cette urbanisation accélérée acceptable et durable.

   2.3.3. La requalification et la relance économique des Portes de Paris

Le centre urbain régional des Portes de Paris à Noisy-le-Grand et Villiers-sur-Marne a besoin d’un nouveau souffle. Sa relance passe par des actions relevant du développement social des quartiers en difficulté pour améliorer les conditions de vie des habitants et lutter contre un sentiment croissant d’insécurité (poids de l’habitat collectif social, conception d’un quartier sur dalle). L’enjeu est de permettre le renforcement de la fonction commerciale avec une extension vers le loisir et une accentuation des pôles du prêt-à-porter et de l’équipement de la maison. Il est aussi de redévelopper le centre d’affaires.

   2.3.4. L’achèvement du projet de la Cité Descartes

Principal pôle scientifique de Marne-la-Vallée, la Cité Descartes présente une dominante autour de la formation et de la recherche sur les techniques de la ville. Lancée en 1983, reconnue comme priorité de l’aménagement régional, elle accueille plus de 200 entreprises et une dizaine de grands établissements d’enseignement supérieur. Il reste désormais à y achever le premier pôle de l’Université nouvelle de Marne-la-Vallée pour atteindre les 12 000 étudiants prévus, ainsi qu’à y concrétiser les relocalisations annoncées de certains organismes techniques publics (Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Agence Nationale pour l’Amélioration de l’habitat).

   2.3.5. La restructuration du centre urbain de Torcy

Créer un véritable centre urbain à Torcy dans le Val-Maubuée et renforcer le potentiel d’activités de ce secteur supposent deux actions leviers : profiter du déplacement du centre commercial Carrefour, qui libère un espace clef pour promouvoir un quartier central combinant loisirs, logements, bureaux et services d’une part, et ouvrir une nouvelle zone d’activités économiques de 80 hectares à la lisière des secteurs 2 et 3, sur les territoires de Croissy-Beaubourg et du Collégien.

Enfin, au-delà de ces quelques grands enjeux géographiquement situés, il est souhaité pérenniser la réussite de la ville nouvelle au plan environnemental, en valorisant son patrimoine naturel et en créant de grands parcs urbains mais aussi en maîtrisant les nuisances phoniques de l’autoroute A4 et des traversées de bourgs (par des déviations).

  3. Tableau de bord des ZAC

Tableau de bord des ZAC EPAMARNE-EPAFRANCE (format pdf - 40 ko - 09/09/2011)

LE PRESENT DOCUMENT A POUR OBJET DE DONNER UN ETAT DE LA SITUATION JURIDIQUE ET ADMINISTRATIVE DES ZAC INITIEES PAR L’EPAMARNE ET L’EPAFRANCE AU REGARD DE LEUR CARACTERE OPERATIONNEL OU NON, DES PROCEDURES EN COURS. A TITRE D’INFORMATION CE DOCUMENT FAIT EGALEMENT APPARAITRE LES ZAC INITIEES PAR LES COMMUNES.

Légende des tableaux

ZAC des Fontaines Giroux : ZAC existante
ZAC du Clos d’Ambert : ZAC en projet
ZAC du Clos St. Vincent : ZAC communale