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Villes nouvelles françaises 2001-2005
 

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A propos du dossier

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publié le 9 novembre 2011 (modifié le 10 novembre 2011)

Attention : ce dossier ne fait pas l’objet de mises à jour

La politique des villes nouvelles a été mise en œuvre, à l’origine, pour absorber une part significative de la croissance démographique des grandes métropoles : Paris, bien-sûr, entouré de cinq villes nouvelles (Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Sénart, Evry et Saint-Quentin en Yvelines), mais aussi Lille (avec Villeneuve d’Ascq), Lyon (avec l’Isle d’Abeau), Marseille (avec les Rives de l’Etang de Berre) et Rouen (avec le Vaudreuil, devenu en partie Val de Reuil). Les villes nouvelles avaient ainsi la vocation d’organiser un développement urbain qui se faisait de manière mal maîtrisée. Elles poursuivaient trois idées forces : le polycentrisme, la lutte contre les grands ensembles et la recherche de la mixité sociale.

Au-delà des chiffres impressionnants confirmant que les neuf villes nouvelles accueillent aujourd’hui plus d’un million habitants et 400.000 emplois, ce sont de véritables pôles urbains qu’il faut considérer. Mais comment rendre compte, dans une base documentaire, de trente ans de planification, illustrant les motivations initiales, les méthodes d’action et les résultats obtenus pour chacune des neuf villes nouvelles ?

L’imposant dossier documentaire proposé ici a pour objectif de fournir au lecteur un ensemble d’informations sur les villes nouvelles : textes fondateurs, bases de données (population, construction, etc.), cartes et photographies. Il permet d’accéder à des documents sur les villes nouvelles en général, mais aussi sur chaque ville nouvelle en particulier.

Ce dossier n’est pas le fruit du programme d’histoire et d’évaluation des villes nouvelles, mais il aidera les chercheurs amenés à s’intéresser au programme.

Il est le résultat d’un long travail collectif, piloté par le centre de documentation sur l’urbanisme (CDU) (actuel CRDALN) et le secrétariat général des grandes opérations d’urbanisme (SGGOU), au ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement.

Réalisé en 2000 il donne des informations sur l’ensemble des neuf villes nouvelles créées en France à partir de 1965 :

- cinq en Ile-de-France (Evry, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en- Yvelines, Marne-la-Vallée, et Sénart -initialement Melun-Sénart-) ;
- quatre en province (Villeneuve d’Ascq -initialement Lille-Est-, l’Isle d’Abeau, Val-de-Reuil -initialement Le Vaudreuil-, et Les Rives de l’Etang-de-Berre).

Pour mettre en œuvre les villes nouvelles, des outils spécifiques avaient été mis en place (pour plus d’informations : voir « présentation générale » du chapitre « La politique des villes nouvelles 1965-2000 »), notamment :

- la définition pour chaque ville nouvelle d’un périmètre d’ Opération d’Intérêt National (OIN) au sein duquel l’initiative des opérations d’aménagement et la délivrance des permis de construire relèvent de la compétence de l’Etat ;
- la mise en place dans chaque ville nouvelle, entre 1969 et 1973, d’ un Etablissement Public d’Aménagement (EPA) ;
- suite à la loi Boscher du 10 juillet 1970, la mise en place dans 7 villes nouvelles sur 9 de Syndicats Communautaires d’Aménagement (SCA) ; le Vaudreuil opte pour « l’ensemble urbain » et Lille-Est choisit la fusion de communes (Flers, Ascq et Annapes) ;
- suite à la loi Rocard de 1983, les SCA sont transformés en Syndicats d’Agglomération Nouvelle (SAN) avec des modifications de périmètres souvent importantes.

En 2000, date du dossier documentaire, deux villes nouvelles (Villeneuve d’Ascq en 1983 et Val-de-Reuil en 1985) avaient déjà abandonné leur statut au profit du droit commun.

L’actualisation du dossier n’a pas été réalisée. Elle aurait été difficile compte tenu du transfert de responsabilités de plusieurs villes nouvelles de l’Etat vers les collectivités locales, il convient de noter les principales évolutions institutionnelles depuis cette date.

Evry, les Rives de l’Etang-de-Berre, Saint-Quentin-en-Yvelines et Cergy-Pontoise, sont revenues au droit commun respectivement les 31 décembre 2000, 2001, et 2002 pour les deux dernières. Ceci a impliqué chaque fois la fin de l’OIN, la dissolution de l’EPA, et un transfert de responsabilités aux collectivités locales.

Les SAN se sont pour certains transformés en Communauté d’Agglomération. C’est le cas d’ Evry le 1er janvier 2001 (dont le périmètre s’est élargi depuis en intégrant la commune de Ris-Orangis), de Cergy-Pontoise le 1er janvier 2004 (dont le périmètre s’est élargi le 1er novembre 2004 à la petite commune de Boisemont), de Saint-Quentin-en-Yvelines le 1er janvier 2004.

Certains périmètres de SAN ont évolué. C’est le cas du SAN Nord-Ouest de l’Etang-de-Berre qui s’est élargi le 31 décembre 2002 aux trois communes de Cornillon-Confoux, Grans et Port-Saint-Louis-du-Rhône. C’est également le cas de Sénart en Essonne (l’un des deux SAN de la ville nouvelle de Sénart) qui a intégré en 2003 les communes de Morsang-sur Seine et Saintry-sur-Seine ; ces communes ne rentrent pas pour autant dans le périmètre de la ville nouvelle au titre de l’OIN.

Seules trois villes nouvelles, qui ont devant elles un important potentiel de développement, ont donc gardé leur statut d’OIN : Marne-la-Vallée, Sénart et l’Isle d’Abeau.